Oui , commencer un billet par ce clip pas terrible peut paraitre niais mais c’est pas grave . Oui j’aime Daho et particulièrement cette chanson… Je ne trouve pas le clip réussi mais par contre, les paroles de cette ballade sont d’un formidable espoir et une belle leçon de vie.
Belle leçon de vie ?
Oui je crois. Car ça nous apprend qu’il est important de vivre pour ce qu’on veut au présent et au futur et non pas en fonction de ce qui s’est passé avant. Tout peut changer aujourd’hui.
Changer quoi ?
Changer notre perception du monde, faire évoluer notre vision de la vie, des autres, de ce qui ne nous ressemble pas. Et pas seulement de nos voisins et de ceux qui nous entourent, mais de l’humanité entière.
Comment ?
En se focalisant sur ce que nous voulons au fond de nous, sur ce qui est bon pour nous, bref en étant un peu plus égoïste au sens noble du terme.
Je pense que chacun de nous sur cette terre cherche le bonheur et c’est quoi le bonheur si ce n’est de chercher à satisfaire un certain nombre de besoins.
Les besoins ?
On a coutume d’utiliser la “PYRAMIDE DE MASLOW” pour expliquer les besoins humains. Cependant, ce concept trouve facilement ses limites du fait de sa structure hiérarchique. En effet, selon les cultures, les besoins ne sont pas organisés de la même manière. Regardez en Inde, les SADHUS se coupent de la plupart des besoins afin de ne satisfaire que des besoins spirituels. Cet exemple parmi tant d’autres va à l’encontre de la théorie de Maslow et me pousse à croire en une autre forme d’identification des besoins humains.
- Les besoins physiques ou matériels : un toit, de la nourriture, un revenu pour y parvenir, liste non exhaustive !
- Les besoins affectifs : la communication, créer des liens avec autrui, travailler ensemble, s’associer à d’autres pour construire, avancer, se sentir aimé, s’aimer tout simplement, être reconnu, considéré.
- Les besoins intellectuels : comprendre ce pourquoi on est la, comprendre ce qu’on fait (dans le monde du travail par exemple), permettre l’évolution des groupes et des individus, pouvoir poser des questions bref, comprendre , se former, apprendre et transmettre.
- Les besoins spirituels: le sens qu’on donne à sa vie, son identité, sa relation à l’environnement, l’écologie, sa place sur Terre, l’éthique que l’on donne à ses actions.
- Les besoins oniriques: le rêve, la création, la réalisation, tout ce qui a permis l’évolution des êtres humains depuis l’origine.
Je vous parlerais un jour plus amplement des chemins vers lesquels entrainent la satisfaction ou non de ces besoins ou attentes.
En résumé, on peut dire que la non prise en compte de ces derniers nous pousse vers de la frustration, puis de la colère (destruction), puis de la dépendance et enfin on en arrive à un non-sens total (guerre, suicide, terrorisme, etc…)
Par contre, être en phase et satisfaire ses propres attentes, nous amène à vivre du plaisir, ce plaisir nous amène à la créativité, l’enthousiasme, puis la responsabilité, l’autonomie qui finit par donner du sens à ce qu’on fait.
Ça parait simple n’est ce pas ?
Oui ça le serait si l’être humain n’était pas confronté à ses propres peurs. Ces peurs qui empêchent de voir les choses simplement. Peur de réussir ou d’échouer ? Peur de l’avenir ? Peur du qu’en dira-t-on ? Peur du jugement des autres ? Du jugement divin ? Peur finalement de soi, de ses propres croyances qui ne sont que des interprétations, des impressions qui nous entrainent dans des jeux psychologiques avec soi même et les autres. Ce grand jeu de rôle de la vie qui nous fait passer du persécuteur à la victime ou au sauveur selon les situations.
Alors c’est pourquoi je pense qu’il est important au bout du compte de revenir à une forme d’égoïsme bienveillant. Il est important à un moment pour faire évoluer un individu, un groupe ou une société de se focaliser sur ce qui est important pour soi, pour le groupe ou la société.
Ces peurs nous amènent à croire que c’est de la faute des autres ou de l’environnement que nous n’obtenons pas ce que nous voulons. Mais si vous avez bien lu, c’est aussi parce que nous n’avons pas conscience de ce que nous voulons.
C’est pourquoi il me parait important qu’à un moment donné, les individus, les sociétés humaines, s’interrogent sur ce qui est réellement important pour eux. Être en phase avec soi amènera à accepter les différences avec bienveillance et conditionnera le dialogue pour enfin avancer ensemble.
Alors pour 2009 et la suite, je fais plusieurs rêves :
- Qu’enfin, au Moyen-Orient, on se focalise sur les réels besoins des populations de vivre en paix plutôt que de savoir qui a tort ou raison depuis 60 ans. A ce niveau de haine, il est important de reconsidérer ce qui est important pour les 2 parties. Finalement, pardonner et vivre en cherchant son propre bonheur plutôt que de rester sur la croyance que c’est de la faute de l’autre si nous n’allons pas bien. Les dirigeants ont leur part de responsabilités dans la montée de la haine entre les 2 peuples par la propagande médiatiques de part et d’autres. Et nous dans tout ça ? On est aussi influencé par un traitement de l’information partisan et émotionnel qui nous empêche de voir l’essentiel : Les individus de chaque pays veulent être heureux, et en ça, ils partagent des valeurs communes. C’est déjà un départ pour une future entente.
- Que le monde économique et financier commence à investir sur du développement humain et durable plutôt que de chercher la croissance “virtuelle”. La seule croissance valable est celle qui profitera à la planète entière. C’est celle qui permettra de créer des richesses sur tous les continents. C’est celle qui permettra à tous de vivre correctement. Il y aura toujours des gens plus riches que les autres parce que les besoins des uns ne sont pas les besoins des autres, mais l’argent qui dort ne doit pas seulement enrichir celui qui le possède, il doit participer à la création de richesses. L’argent qui dort en bourse devrait perdre de sa valeur s’il n’est pas investi au développement. Au fait, la crise des subprimes n’est elle pas la conséquence d’avoir bafoué cette loi qui me semble naturelle ?
- Que les hommes politiques de tout bord soient enfin clairs avec eux même et leur mission ? Cette mission n’est-elle pas de rendre le monde plus humain plutôt que d’accéder absolument au pouvoir ? La “res publica” (chose publique) n’est elle pas plus importante que l’instauration d’un système économique de droite ou de gauche qui laissera forcémment une partie de la population et ses besoins sur le carreau ?
- Que le monde de l’entreprise joue enfin un rôle social par l’amélioration des rapports humains et la prise en compte des besoins de reconnaissance et de valorisation de ses collaborateurs. On a souvent tendance à croire que le “social” est le rôle de l’état mais pas seulement. En effet, on passe plus d’un tiers de notre vie au travail, et il est temps que les rapports entre les différents acteurs d’une entreprise changent. Je crois qu’il est désormais nécessaire de passer à un management humain plutôt que d’être toujours dans des rapports de forces et de concurrences. Il est nécessaire de passer de la concurrence à la coopération par la valorisation de ce qui est bien et de ce qu’on peut améliorer plutôt que d’être sans arrêt focalisé sur les problèmes.
- Que les individus se focalisent sur ce qui est bon pour eux, sur ce qu’ils veulent profondémment, plutôt que de croire que c’est dans la consommation à outrance et d’avoir toujours plus que se situera leur bonheur. Le bonheur c’est d’avoir un rêve, un chemin et d’être en accord avec ce dernier. Sortir de la comparaison avec les autres, sortir du jugement pour accéder à la bienveillance, l’acceptation de la différence seule garante de la prochaine évolution des rapports humains.
- Et enfin, que personnellement je continue à grandir, à apprendre, à mener ma barque vers toujours plus de compréhension des autres et de moi même. A être toujours ouvert à la différence, à accepter mon chemin sans jugement, à continuer de croire en moi, à progresser dans mes désirs personnels et professionnels, bref vivre mes valeurs et ce pourquoi je suis sur cette terre. La Vie n’a pas toujours été facile, mais elle m’a amené à être là, ici et maintenant. Et elle ne me laissera pas ici, c’est déja trop tard, demain sera le premier jour du reste de ma vie !
Je devrai venir plus souvent sur ton blog dis donc … j’aime énormément cette chanson
et ton texte me fait bien réfléchir.